Cette année encore, la rentrée s’est déroulée sous le signe de la dégradation généralisée des conditions de travail, du manque de personnel dans tous les métiers de l’Éducation Nationale, de l’inclusion systématique et sans moyen, de la stagnation des salaires…
Plus généralement, les 1er ministres et les gouvernements se succèdent, mais leur objectif affiché est toujours l’austérité : faire payer les déficits par les fonctionnaires, les salariés, les retraités, les malades, les chômeurs…
Pourtant, nous le savons, il y a de l’argent :
– en 2024, le versement des dividendes a atteint le chiffre record de plus de 100 milliards d’euros alors que les grandes entreprises touchent des aides publiques sans conditions à hauteur de 211 milliards d’euros,
– le budget militaire a doublé entre 2017 et 2025 atteignant plus de 60 milliards d’euros,
– Chaque année, 12 à 15 milliards d’argent public est donné aux établissement privés sous-contrat, ultra-majoritairement catholiques.
Ainsi, l’austérité est un choix politique de nos gouvernements. C’est le choix de la casse systématique des services publics, notamment l’Éducation Nationale et de la destruction de la Sécurité sociale, qui fête ses 80 ans cette année.
C’est pourquoi les syndiqués présents à l’Assemblée Générale du SNUDI-FO 71 exigent : l’argent pour les salaires, pour les services publics, pour la sécu mais ni pour les actionnaires ni pour la guerre !
Pour se défendre face à une administration de plus en plus dure du fait des politiques d’austérité, nous encourageons les collègues à se saisir de tous les outils dont ils disposent : le syndicat, le RSST, la médecine de prévention…
Pour défendre nos droits collectifs et acquis sociaux, nous exigeons :
– l’abrogation de la réforme des retraites ! Retour à 60 ans de l’âge de départ à la retraite avec 37.5 annuités de cotisation ;
– l’abrogation de la loi de transformation de la fonction publique : rétablissement des CAP, des CHSCT, arrêt de la territorialisation, arrêt de la contractualisation des missions en lieu et place de recrutements statutaires ;
– le dégel du point d’indice et rattrapage de toutes les pertes de pouvoir d’achat subies depuis 2000 ;
– l’indexation des traitements sur l’inflation ;
– l’abandon du jour de carence et retour au congé maladie à plein traitement, mise en place d’une vraie médecine du travail ;
– l’abandon de la PSC obligatoire, outil de privatisation et de destruction de la Sécurité sociale ;
– le paiement en temps et en heure du salaire, remboursement de tous les frais professionnels sans contingence d’enveloppe, abandon de Préau et rétablissement d’une vraie action sociale à hauteur des nombreux besoins ;
– l’abrogation de toutes les contre-réformes : du “ choc des savoirs ”, du Bac Blanquer, de Parcoursup et de la réforme Grandjean de la voie professionnelle, loi Rilhac et PPCR ;
– l’arrêt immédiat des suppressions de postes et création de postes nécessaires dans tous les corps de métiers de l’EN ;
– la mise en place pour les AESH d’un statut de fonctionnaire avec un vrai salaire à temps plein pour 24h d’accompagnement, le recrutement d’AESH à hauteur des besoins, l’abandon des PIAL et des PAS et le paiement immédiat des primes REP/REP+ dues depuis 2015 ;
– l’bandon de l’acte 2 de l’école inclusive et l’ouverture de places dans les établissements sociaux et médico-sociaux à hauteur des besoins.
Nous faisons le constat que la grève “ saute-mouton ” s’avère démoralisante et perdante. Nous approuvons la résolution du CCN :  » Les journées d’actions n’ont pas permis d’obtenir satisfaction. C’est pourquoi FO a proposé à l’intersyndicale d’appeler à la grève sur plusieurs jours consécutifs […], ce qui a été refusé par les autres organisations syndicales. Pour gagner sur les revendications, à commencer par l’abrogation de la réforme des retraites et l’abandon de tout budget d’austérité, le CCN appelle toutes les structures à réunir les salariés pour discuter et décider la grève et sa reconduction […].
Nous faisons nôtre également la résolution de la commission exécutive fédérale qui mandate le secrétariat fédéral pour s’adresser aux autres fédérations et leur proposer l’action commune en ce sens.
Enfin, nous reprenons à notre compte la position de la CGT FO et la FNEC FP-FO: « Contre les politiques d’austérité, pour le pain, la paix, la liberté ! ». Nous dénonçons la marche à la guerre qui se poursuit dans le monde. Et réaffirmons notre exigence d’un cessez-le-feu immédiat et permanent en Palestine et en Ukraine, l’arrêt des livraisons d’armes. « Pas un centime, pas une arme, pas une vie pour la guerre ! »

Vote à l’unanimité

Intervention FO au CDEN du 13 novembre 2025

 décla CDEN du 13 11 25.pdf

C’est un véritable budget de guerre contre l’École publique, la Culture, la Formation professionnelle, qui est discuté en ce moment à l’Assemblée Nationale :
– Troisième année blanche pour la valeur du point d’indice
– Des milliers de suppressions de postes à l’Éducation nationale
– Des AESH toujours sans statut et payées sous le seuil de pauvreté
– Coupe de 235 millions d’euros dans le budget du ministère de la Culture
– Suppression de 515 postes à l’AFPA, soit une perte de 10% des emplois
– Désindexation des pensions sur l’inflation
– Multiplication des sanctions contre les agents malades…
Certains en rajoutent dans la surenchère de mesures réactionnaires. Dans son rapport du 23 octobre, le rapporteur général du budget propose de nouvelles pistes d’économies budgétaires. Parmi celles-ci, figure notamment le non-remplacement d’un fonctionnaire sur trois partant en retraite, soit 17 000 suppressions de postes dès 2026 !
Toujours plus loin dans la provocation, il propose le gel des avancements automatiques d’échelons et de grades. Cela consisterait « en un report de ces revalorisations automatiques par un blocage temporaire de la constitution d’ancienneté durant une période blanche (…). »
Et, pendant ce temps, des centaines de milliards d’euros de fonds publics viennent alimenter les dividendes et l’industrie d’armement. Pour la première fois, le budget de l’armée augmente de 7 milliards d’euros et dépasse celui de l’Éducation nationale.
La FNEC FP-FO ne cautionnera pas les tractations politiciennes visant à imposer ce budget de guerre.
Personne n’ignore que le décalage de la réforme non seulement valide la loi sur les retraites de 2023, mais s’accompagne de nouvelles mesures austéritaires, en particulier sur le dos des retraités.
Personne n’ignore non plus que le gouvernement veut remettre sur la table la retraite par points ou par capitalisation.
La FNEC FP-FO invite les personnels à se réunir, à participer massivement aux réunions syndicales FO pour discuter des initiatives immédiates à prendre pour bloquer cette folie destructrice et pour obtenir satisfaction sur les revendications :
– Retrait du budget Macron-Lecornu !
– Augmentation des salaires !
– Création de tous les postes nécessaires !
– Abrogation de la réforme des retraites Macron-Borne !
– Pas de retraite par points ou par capitalisation !

  Montreuil, le 8 novembre 2025

Non à la guerre et aux fauteurs de guerre !
Cessez-le-feu en Palestine, en Ukraine, comme partout dans le monde !
Non à la répression de ceux qui s’opposent aux guerres et aux génocides !
La priorité donnée à la guerre dans les choix gouvernementaux Macron-Lecornu n’est plus à démontrer. Non seulement l’École publique est sacrifiée au profit du budget de l’armée (pour la première fois il dépasse celui de l’Éducation nationale), mais elle devient de plus en plus une antenne de recrutement pour l’armée !
La FNEC FP-FO continuera à s’opposer fermement à la marche à la guerre, à toute mesure d’embrigadement, de militarisation, et de répression de la jeunesse. Dans l’Enseignement supérieur et la Recherche, elle condamne toute tentative d’imposer une idéologie d’État à l’encontre de la libre progression des connaissances.

Communiqué complet

 Non à la marche à la guerre.pdf

Connaître et défendre ses droits : 6 mars 2026
Date limite de demande d’autorisation : 5 février

La mobilisation paye
 251111 communique SNUDI-FO LC.pdf